feux dans la nuit

Feux dans la nuit rassemble l’œuvre poétique de Colette Nys-Mazure publiée entre 1969 et 2005.
La poésie serait de l’ordre du feu : elle éclaire et réchauffe au cœur des pires tenèbres. Vivre en poésie, ce serait interroger chaque visage ou paysage, reconnaître la connivence qui nous unit a l’univers. 

‘Avec ce recueil de poèmes, Colette Nys-Mazure définit d’emblée la caractéristique essentielle de sa recherche : »Ecrire/ et dire/ l’être en proie de la vie ».Il s’agit d’une poésie unanimiste; en témoigne la structure, faite d’une succession de poèmes en prose sur le ton de la confidence.’ [Lettres françaises de Belgique de Robert Frickx et Raymond Trousson, Editions Duculot, 1988)]

Célébration du quotidien

 » Nous vous en prions, sous le familier, découvrez l’insolite, sous le quotidien, décelez l’inexplicable. Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter. « Colette Nys-Mazure a pris au sérieux l’exhortation de Brecht pour nous offrir cette Célébration du quotidien. Car dans la routine des jours, nous sommes bien souvent ailleurs, absents à nous-mêmes, sourds à ce miracle continu qu’est notre vie ordinaire. A travers une écriture poétique et très féminine, Colette Nys-Mazure célèbre la trame secrète de nos existences : «  Chaque matin, je m’étonne et je me réjouis d’être en vie. Je ne m’y habitue pas. « 

Dieu au vif

Colette Nys-Mazure, poète de l’intime et du quotidien des jours, raconte la profonde blessure que fut la mort de ses parents, son chemin de résilience, sa découverte de l’écriture, sa passion pour le métier d’enseignante, son goût immodéré et éclectique pour la lecture.

Elle évoque sa rencontre avec une religieuse qui l’a marquée, Mère Marie-Tarcisius, figure de la communauté des Sœurs de Saint-André présente dès 1972 sur la colline de Taizé, communauté chère au cœu… 

L’âge de vivre

« Notre société, obsédée par le vieillissement, la dégradation du corps ou celle de l’esprit, succombe au « jeunisme ». Il devient impératif pour chacun d’apparaître au mieux de sa forme, de masquer les rides, de cacher sa fatigue. Qui d’entre nous échappe à cette hantise ? »

L’auteur de Célébration du quotidien évoque avec bonheur les moments et les mots de la vie ordinaire. Sur le ton de la conversation chaleureuse, elle allie gravité, humour et poésie.

L’eau à la bouche

 La poésie m’a préparé à rencontrer le mystère de Dieu » écrivait le poète Serge Wellens. Oui, entre poésie et mystique, existent tant de correspondances au sens où l’entendait Baudelaire. La poésie est tout sauf un luxe. Substantielle, elle aide à vivre et celui qui l’écrit et ceux qui la lisent. En témoignent les poètes en temps de détresse : Desnos en France aussi bien qu’Anna Akhmatova en Russie ; des hommes et des femmes qui ont osé dire tout haut ce que tant d’autres souffraient tout bas. Défiant le pouvoir en place, ils ont souvent payé cher ce courage. Ne faut-il pas arracher la poésie à la tour d’ivoire dans laquelle on l’enferme, contre le gré de poètes souvent ? En parler sans jargon, avec des mots simples, afin de la rendre au grand public. C’est le projet de ce nouveau livre de Colette Nys-Mazure qui présente une sélection de ses poètes préférés.

L’enfant neuf

Un récit lumineux sur le deuil

En moins de trois mois, Colette Nys-Mazure, fillette insouciante de sept ans, perd ses deux parents. Après ce séisme, il va falloir continuer à vivre, à ne pas s’enfoncer dans le malheur ; il s’agit de construire sur les ruines de sa famille.

Des années plus tard, l’auteur pose son regard d’adulte sur cette blessure d’enfance et retrace sobrement le cheminement nécessaire, éclairé par l’émerveillement de vivre intarissable et le désir de ne plus rien gaspiller.

Un livre sobre, lumineux et riche d’espérance.

La vie poétique, j’y crois

Colette Nys-Mazure relève un défi dans ce texte témoignage très personnel : elle décrit avec émotion et conviction l’action de la littérature sur les femmes et les hommes. Comment, dans des situations concrètes, la poésie rejoint l’existence de chacun au plus intime. C’est une visite à une amie gravement malade à l’hôpital, une rencontre avec des jeunes lycéens de banlieue, la correspondance que l’écrivain entretient avec des lecteurs, des anonymes touchés par la gr… 

Perdre pied

Piqués des vers

Auteur.trice : Colette Nys-MazureChristian Libens

Piqués des vers ! est un panorama du paysage poétique de la Belgique francophone. Un éventail de poèmes pour tous les goûts. Un choix éclectique d’auteurs connus, oubliés ou encore à découvrir. Une véritable anthologie. Cette édition revue et corrigée du 300e livre de la collection Espace Nord rassemble pas moins de 300 coups de cœur poétiques de quelque 200 auteurs sélectionnés pour leur qualité, mais aussi pour leur accessibilité : la poésie doit être lisible par tous car elle porte un regard sur le quotidien, le monde, sur la vie, quoi !

Prières par tous les temps

– À travers ces prières, l’écriture poétique puise son inspiration dans l’attention à mille et un détails du quotidien dont Colette Nys-Mazure se fait le chantre.

– Lire ces Prières par tous les temps qui coulent de source, c’est affronter moins seul la traversée des jours, et aller de l’avant. Car tout est en avant avec celui qui vient sans cesse à notre rencontre : « près de Toi, source première, je veux demeurer à jamais ».

– Colette Nys-Mazure a l’art de révéler la secrète présence au coeur du monde, de se relier à la transcendance dans les moments simples de la vie telle qu’elle va, avec ses hauts et ses bas : là jaillissent les prières qu’elle nous livre.

– Préface de François Prouteau Président de Fondacio.

Quand tu aimes, il faut partir

Amedeo Modigliani peint en 1919 sa jeune compagne enceinte, Jeanne Hébuterne portant sur ses genoux leur premier enfant. Ils se sont rencontrés en 1916, elle a 19 ans, lui 34. Contre l’avis de sa famille, elle le suit, bien décidée à vivre pleinement son amour. Elle se suicidera le lendemain de la mort du peintre, emportant avec elle l’enfant à naître. […]

Cette obscure clarté

Cette «obscure clarté » dont nous parle Colette Nys-Mazure n’est pas tant l’évocation d’un célèbre vers de Corneille qu’une méditation sur l’expérience personnelle du vieillir ancrée sur le quotidien, du passage du 3e au 4e âge avec cette écriture qui n’appartient qu’à elle. Aujourd’hui, bien des romans mettent en avant des figures de personnes âgées comme Ensemble c’est tout, mais aucun ne s’arrête sur la dimension existentielle et spirituelle. Ce livre veut donc mettre en avant « l’obscure clarté » qui sourd du quatrième âge. Sans craindre d’évoquer les limitations imposées par l’usure de la machine humaine, du corps et parfois de l’esprit, sous le regard malveillant d’une époque en proie au jeunisme et au consumérisme, sans pour autant idéaliser non plus un temps de retraite vanté par les magazines ou les croisières. Il s’agit davantage de s’attacher à ce qui change, bouge, évolue en soi et autour de soi. Le rapport au temps, au couple, à la famille, à l’amitié, à la société, au monde à feu et à sang…Mais aussi pour être à l’écoute des voix d’espérance envers et contre tout, redire la saveur de la vie… 

Secrète présence

A partir de son expérience de femme, d’une sensibilité forte et personnelle, Colette Nys-Mazure donne un supplément d’âme à nos existences tentées par la routine. Sans être  une suite au sens propre du terme, Secrète présence se situe dans le droit fil de Célébration du quotidien
Quelle juste distance, quelle juste présence permettons-nous pour vivre profondément la rencontre avec l’autre, pour lui permettre de s’épanouir ? Ce livre contient beaucoup de réflexions sur les relations entre générations. 
Avec une écriture scandée parfois de poésie, piquant ça et là des faits d’existence, elle  tisse un ouvrage original qui peut apparaître comme une sorte de manuel spirituel.’

Cette oeuvre a été traduite en néerlandais ‘Verbogen aanwezigheid’ par Goedroen Debroey en 2002 (éditions Averbode) et en italien, la même année, ‘Secreta presenza’traduite par Fernanda Littardi Zunino (Libri Editore Servitium).

Le jour coude-à-coude

L’aube arrive. Pour l’écrivaine, elle est féconde. Elle se retire de l’agitation naissante, fait un pas de côté pour mieux observer le monde qui l’entoure, avant d’y revenir, alerte, à l’écoute et disponible. Colette Nys-Mazure évoque l’excitation du nouveau projet qui prend aux tripes, mais aussi l’angoisse de l’écriture, le saut dans le vide, et surtout la nécessaire confiance dans le processus journalier.
À partir de quand cesse-t-on de regarder vers l’avenir et regarde-t-on les souvenirs, le passé ? quelle place trouver dans le tumulte du monde ? quel juste endroit pour le poète ?
Colette Nys livre ici des poèmes simples, généreux, d’une écriture à fleur de peau ; de courts textes autobiographiques emmènent le lecteur vers un territoire commun. Elle met en mots ce qui la fait vibrer, lui donne envie de s’éveiller chaque matin; ce qui l’inquiète, la nuit tombée. Elle parle de l’âge, des amis proches en allés, de l’absence et du souvenir. Mais aussi de la vie qui jaillit, du jour qui nous hèle chaque matin les uns près des autres, coude-à-coude.

le chant des jours

Épreuves et espérances toujours vives, solitude tantôt recherchée, tantôt détestée, amour et compassion, souffle et urgence de la création : l’âme humaine – ses fragilités et ses forces – est au cœur de l’œuvre de
Marie Noël. Choisis par Colette Nys-Mazure, les mots de la poète nous accompagnent chaque jour de l’année en une spiritualité rebelle et fulgurante. Ils éclairent notre chemin.

Anna

Anna entend un air d’accordéon. Elle se lève à demi de son siège. Du fond du wagon, elle voit venir son ami. Elle a pensé « ami » alors qu’elle le connaît si peu. Lui a reconnu Anna.Il s’attarde près d’elle. Il joue pour elle seule.Anna ferme les yeux. On dirait que sa fatigue est moins pesante.